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JOIE. JOIES. BONHEUR

A base base, le mot joie vient du latin gaudia, qui est un pluriel. C'est à dire que c'est un concept qui ne peut être singulier. Ca a le sens de jouissance active, pas juste recevoir le plaisir mais aussi s'en saisir, s'y abandonner.

Avec le français, ce mot se transforme en "joie", qui devient singulier. Les troubadours et les trouvères du moyen âge vont énormément parler de joie/joi, qui est plus qu'un sentiment pour le coup : ça parle d'élan vital, de force qui anime le chant, la danse, la création.

La joie est aussi sacrée et reliée à Dieu au Moyen Age. Et elle aussi hyper ultra collective : c'est rattaché à l'idée de joie des fêtes, des rassemblements, de chants communautaires. Et c'est décrit comme quelquechose de débordant, grandoliquent, qui fait du bruit et du mouvement.

Avec la rationalité et les Lumières, le concept bouge un peu de sens. Les Lumières préfèrent le mit bonheur le considérant plus stable. La joie est vu comme quelque chose d'excessif.

Je me demande si ce n'est pas une imposition de valeurs bourgeoises.

Les Romantiques vont ensuite réhabiliter la joie et ses élans puis avec la modernité, la joie est a nouveau valorisée et non plus vue comme quelque chose de naïf et trop bruyant.


En réfléchissant à cela, on pourrait se dire que la joie ce n'est pas quelque chose à atteindre, mais plutôt une manière de voir la monde, une manière de reconnaitre ce qui est là.


J'ai l'impression qu'en France encore aujourd'hui, la joie, quand elle s'exprime trop et est trop bruyante, pourrait gêner certaines personne. Je me trompe? C'est quoi ton ressenti?


21 jours sur la joie : du 4 au 24 avril.





 
 
 

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©2021 par Mathilda Moutoussamy. Créé avec Wix.com

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